CGI en ordre de bataille pour être un partenaire majeur de la transformation digitale du secteur bancaire

PAC a rencontré récemment les responsables du secteur bancaire de CGI en France. Force est de constater que l’ESN se met en ordre de marche pour se positionner comme un acteur de référence.

CGI est bien entendu un groupe international mais continue d’avoir un ADN très local dans le sens où chaque pays conserve une marge de manœuvre sur le positionnement face aux besoins, enjeux ou modes de fonctionnement locaux. Tout cela en pouvant s’appuyer sur les expertises internationales.

C’est cet ADN « local » qui entraîne une volonté de proposer des solutions pragmatiques qui répondent aux besoins de ses clients. CGI a mis en place des centres d’excellence qui lui permettent d’innover AVEC ses clients. Ces centres d’excellence doivent servir de véritables accélérateurs de l’innovation. Les équipes de CGI se réunissent avec leurs clients pour des séances de « design thinking » sur des problématiques concrètes et orientées métiers. Cette démarche permet à CGI d’identifier en amont les challenges de ses clients et réfléchir à la façon d’y apporter des solutions. Pour celles qui sont suffisamment innovantes et peuvent être industrialisées, le groupe co-investit avec ses clients pour les déployer. Un exemple ? CGI a accompagné une banque luxembourgeoise pour permettre à ses clients de faire des retraits aux distributeurs… sans carte. Un projet mis en place en seulement 18 mois.

D’autre part, CGI dispose au niveau groupe d’une offre logicielle relativement importante. Certes, CGI France n’est pas en mesure de vendre l’ensemble de ces offres, mais 3 solutions sont positionnées sur le marché bancaire français : une offre de case management (Smart Case), un outil anti-fraude (Centaur) ainsi qu’une offre de paiement SEPA (Payments360). Le développement de ces offres logicielles s’inscrit dans la stratégie du groupe. La France doit donc « passer à la vitesse supérieure » dans ce domaine pour que les activités autour de la propriété intellectuelle (IP) maison soient bien plus importantes qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Historiquement, CGI s’est construit par croissance organique et rachat de sociétés. Cette stratégie est toujours d’actualité à tous les niveaux du groupe, notamment le secteur bancaire et dans chaque pays. En France, par exemple, CGI a fait l’acquisition au premier trimestre 2016 de Alcyane Consulting, une société française spécialisée sur les activités de banques d’affaire et d’investissement avec un chiffre d’affaire d’environ 28 millions d’euros en 2016. Cette acquisition permet à CGI de renforcer sa présence sur ce domaine d’activité qui lui faisait jusqu’alors défaut. Nul doute que CGI va continuer cette stratégie, la question réside dans sa capacité à réussir l’intégration des acquisitions. Pour l’instant, cela fonctionne : la croissance du secteur bancaire pour CGI est forte.

CGI se donne ainsi les moyens de son ambition. A l’heure de la transformation digitale du secteur, l’innovation, la flexibilité et la capacité à fournir de la valeur ajoutée aux clients sont vitaux. Grâce à son concept de centres d’excellence notamment, CGI dispose d’atouts à faire valoir et PAC suivra avec attention leur fructification.