De l’IT traditionnelle à l’IT contextuelle

Le modèle traditionnel de l’IT a fait son temps. Ce modèle, orienté sur les grands processus de l’entreprise, a permis d’organiser le système d’information en un front-office orienté (plus ou moins bien) vers les clients et un back-office qui prend en charge toute la partie interne (unités de fabrication…) et les partenaires. Le tout accessible aux collaborateurs de l’entreprise, et adhérant à un corpus de processus longuement mûris et inscrits "en dur" auxquels tout le monde se plie.

Mais les possibilités d’optimisation de ce modèle sont restreintes, surtout dans les délais auxquels les entreprises sont soumises pour rester compétitives ou gagner en compétitivité sur le marché. C’est pourquoi PAC parle aujourd’hui d’IT contextuelle. Les besoins identifiés aujourd’hui sont fortement orientés métier et il est nécessaire d’identifier des cas d’usage avant de transformer une idée en un projet. Au-delà d’un angle vertical et/ou métier, l’approche doit se faire selon un "contexte' donné qui est centré sur l’usage et peut donc déborder des schémas classiques.

Les contextes que nous avons identifiés et allons analyser dans le cadre de notre programme de recherche sont : "digital factory", "connected vehicles", "smart transportation", "smart home & buildings", "smart energies & resources", "digital health", "digital finance", "digital government & smart cities", "smart retail & CPG" et "digital telco, media & services".

Les villes, par exemple, font partie du secteur public. Or, le "contexte" des "smart cities" ne doit pas être adressé uniquement via les problématiques et acteurs traditionnels du secteur public. Ce "contexte" regroupe des aspects liés aux transports, à l’énergie, à l’eau, à la sécurité… Il est, de ce fait, bien plus complexe à adresser qu’un sujet "pur" secteur public comme la gestion de la petite enfance, par exemple.

Ces contextes tirent parti du "digital" pour repenser les processus et le rôle de chacun :

  • Les clients ne sont plus des consommateurs mais des acteurs d’un cycle d’interactions ;
  • Les employés font leur révolution numérique avec le soutien des ressources humaines ;
  • Des plateformes naissent et permettent une intégration plus aisée de partenaires de son écosystème ;
  • L’IoT permet d’optimiser la production interne mais aussi de délivrer de nouveaux services aux clients.

D’un point de vue IT, cela demande de transformer le SI, avec un soin particulier apporté à la couche d’intermédiation, et en y introduisant de l’intelligence (outils analytiques, IA...) ainsi que de l’agilité et de la sécurité. Cette notion d’IT contextuelle est complexe, et disruptive aussi bien pour les fournisseurs que pour les clients finaux. Cependant, ceux qui ne s’y adapteront pas pourraient être rapidement confrontés à des difficultés.